Guinea-Bissau Travelogue

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Guinea-Bissau - visited December 2005

Il est presque 3 heures du mat…. Ce que j´aime écrire avec le chant des grillons. Steph aussi dort comme avec une berceuse sous notre moustiquaire de fortune, montée ingénieusement sur notre trépied. Après 12 heures de trajet pour un peu plus de 200 km, c'est normal de fermer paisiblement les yeux, n’est ce pas! On a traversé les belles plaines du sahel, les mangroves de Casamance et les premières jolies campagnes de Guinee-Bissau. En quelque tours du magie, on est passés de l’anglais au wollof et on a terminé par un dîner en criolou, le créole portugais.

On est arrivés vers 20h à Bissau, directement charmés par cette ville lumière, bien que ressemblant très peu à sa paire européenne. Tout d’abord, il n’y pas d’électricité….. non je répète il n’y a pas d’électricité. On est dans une capitale d’un des 191 pays au monde et depuis peut être un mois la ville lumière vit le soir à l’enchantement des bougies. Comment ne pas être charmé par des routes éclairées par des chandelles. Comment ne pas être séduits par une ville qui nous accueille par les chants des habitants relayé par les couplet musicaux de des quelques voitures qui animent les quartiers. Oui j’aime ce que j'ai vu de Bissau…. Je suis déjà très curieux de l’admirer au lever du matin…

On a été enlevés par un sénégalais lors de notre arrivée à Bissau. Il nous avait repérés quelques heures plus tôt lorsqu´on devait traverser une rivière avec le bac. On a fait un peu causette et puis il s'est décidé à nous kidnapper et nous adopter chez lui à Bissau. Comment se refuser au rapt du directeur de la seule compagnie d’assurance sénégalaise du pays avec son sourire malin. Il nous propose subtilement de nous amener à notre hôtel, mais on passe d'abord chez lui prendre sa voiture…. Quelques minutes plus tard il nous présente la chambre d’ami récemment construite. Pas encore d’électricité dans la pièce, mais nos amis Farba et Luis se démènent pour nos concocter ce qu'il faut pour avoir de la lumière, et même un ventilateur. Nous sommes très touchés par leur hospitalité. J'ai pris ma douche aussi à l'eau froide du puits car il n’y a pas d’eau courante à Bissau. Ce fut un plaisir pour mon corps…. On devrait savoir profiter mieux de ces petites choses, de ces petits bonheurs quotidiens. Ce sera la leçon du jour.

Demain on se met au travail à la recherche de la prochaine école. On espère trouver des poésies écrites en criolou. A la radio on a entendu de la musique, ça ressemble fort à la bossa nova brésilienne, ça doit être ça aussi qui a réussi à nous séduire dans l’obscurité…

Voila il est temps pour moi d´entrer sous la moustiquaire, si je ne veux pas me faire bouffer par les petites bêtes…

Anthony
Bissau (Guinea Bissau) November, 30th 2005

Deux petites mésaventures à Bissau qui nous ont un peu brisé le charme du premier jour… C'est drôle souvent on commence a apprécier une ville quelque jours ou heures après son arrivée…. Ici c'est peut être le contraire qui s'est passé. D’abord, on a essuyé un premier refus dans une école pour travailler avec nous…. Bien que c'est plutôt nous qui avons dit non à leur condition de les payer afin de pouvoir travailler avec eux…. Quelle déception de ne pas pouvoir partager avec les enfants de cette école. Le jour d’avant aussi un autre refus dans l’orphelinat SOS Crianças, car il fallait une autorisation des financiers en Gambie, Australie et Allemagne…. Trop grande bureaucratie alors qu'on ne reste que 4-5 jours dans chaque pays. Heureusement, on a réussi à se fondre dans la mini communauté expat´ de Bissau et on a pu visiter l’école portugaise (qui est tout de même fréquentée a 95% par des Bissau-guinéens). Je crois que c’était l’école avec le plus haut niveau jusqu'à présent. Vraiment impressionnant. Je crois même qu'il y a un futur poète dans la classe. Il nous a rédigé une petite merveille d´écriture en moins de 10 minutes… j´étais aussi touché par ses petits mots. Ça devait être aussi la classe avec le plus de chahut…. Je n’ai plus de voix…
On a reçu aussi notre premier courrier d´une petite sénégalaise qui nous souhaitait bon voyage en portugais. Adorable petite enfant, ça nous donne des ailes et plein d’espoir pour la suite.

L’autre petite mésaventure, c'est qu'on a essayé de nous voler l’appareil photo Sony. Un misérable pantin lors d´une pseudo cérémonie nous l´a arraché des mains. Après une petite bagarre, un doigt cassé dans leur camp, et l´aide de locaux qui passaient en voiture, on réussit à le récupérer sain et sauf….
Voila pour les petites nouvelles de Bissau…

Anthony
Gabú (Guinea Bissau) December, 2nd 2005


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